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La Psychologie en Algérie

La Psychologie en Algérie

Une lecture de l'actualité algérienne mais autrement...Yazid HADDAR


La logique des croisades !

Publié par Haddar Yazid sur 12 Janvier 2015, 10:16am

Le massacre du 7 janvier en plein centre de Paris nous a laissés bouche bée devant nos écrans de télé ! La décapitation des journalistes, des civils, le massacre des milliers d’Irakiens, de Yazidis, de Syriens, d’Afghans, etc. nous laissent impuissants devant nos écrans de télé ou d’ordinateur ! Ce sont des malheurs qui peuvent nous arriver à tous ! Les traumatismes de la décennie noire sont toujours là ! C’est toujours la même logique et les mêmes méthodes ! Le phénomène est mondial. La volonté de tuer tous ceux qui ne sont pas comme “eux” devient encombrante et elle se criminalise ! De quel droit se sont-ils autorisés de tuer ? Comment peuvent-ils justifier leur “fetwa” pour en tuer au nom de Dieu ou pour venger les dessins sur le Prophète Mohamed ? Sur quels critères, quel raisonnement, quelle logique ? Nous avons pensé que le XXIe siècle serait un siècle de paix et de dialogue entre les civilisations ! Mais “eux” veulent raviver “la logique des croisades” ! Ces tueries et ces massacres perpétués tous les jours en Irak, en Libye, en France renforceraient la théorie du “choc des civilisations” qui a été rejetée jadis. Rappelant que Samuel Huntington s'appuie sur une description géopolitique du monde fondée non plus sur des clivages idéologiques “politiques”, mais sur “des oppositions culturelles” plus floues, qu'il appelle “civilisationnelles”, dans lesquelles le substrat religieux tient une place centrale, et sur leurs relations souvent conflictuelles. Ces derniers événements renforceraient son hypothèse, car le problème dans lequel ils (eux) essayent de nous entraîner est sur cette opposition culturelle avec un fond religieux ! Quelle sera la réponse des musulmans ? Est-ce de reproduire les mêmes discours ou de changer complètement les outils de réflexion pour laisser émerger de nouveaux réflexes et nouvelles idées ? Quelle sera la réaction du monde musulman pour répondre à ces criminels, aveuglés par la vengeance et la culture de la haine de “l’autre” ? Comment contenir cette culture de la haine de “l’autre”, qu’est devenue l’élimination de “l’autre”… Doit-on attendre que leur logique “des croisades” contamine tous nos esprits pour réagir ? La crise n’est pas uniquement sociale ou économique, elle est culturelle. La solution ne réside pas dans tel ou tel pays, mais chez les musulmans fondamentalistes eux-mêmes, par leur logique, leur raisonnement, leur manière de vivre leur religion. L’islam n’existerait pas sans les musulmans ? Si les musulmans de l’époque de l’Andalousie ou des Abbassides ont témoigné d’un islam tolérant, épanouissant et humain, les fondamentalistes musulmans d’aujourd’hui, peu importe leur nombre, renvoient l’image dégradante et violente de la religion musulmane ! Comment l’islam d’aujourd’hui est-il conçu et perçu par les musulmans ? Comment est-il interprété et intégré dans la représentation du croyant musulman ? Comment peut-on étudier des textes religieux sans les soumettre à la méthodologie scientifique ? Le problème aujourd’hui, écrit Redha Malek, n’est pas de produire des penseurs pieux, avides de défendre l’islam en mettant en relief ses valeurs humanistes, civilisationnelles, universalistes, etc., mais d’accéder à une pensée qui se pense elle-même, une pensée qui évolue dans sa sphère propre, une pensée autonome qui pense dans le radical et qui travaille dans le fondamental. Il n’est pas question de substituer une doctrine complète au Coran, mais de laisser à l’esprit humain la latitude d’interpréter le monde et de proposer des solutions de fond aux problèmes de l’existence et de la vie sociale.

Y. H.

 

 

Le massacre du 7 janvier en plein centre de Paris nous a laissés bouche bée devant nos écrans de télé ! La décapitation des journalistes, des civils, le massacre des milliers d’Irakiens, de Yazidis, de Syriens, d’Afghans, etc. nous laissent impuissants devant nos écrans de télé ou d’ordinateur ! Ce sont des malheurs qui peuvent nous arriver à tous ! Les traumatismes de la décennie noire sont toujours là ! C’est toujours la même logique et les mêmes méthodes ! Le phénomène est mondial. La volonté de tuer tous ceux qui ne sont pas comme “eux” devient encombrante et elle se criminalise ! De quel droit se sont-ils autorisés de tuer ? Comment peuvent-ils justifier leur “fetwa” pour en tuer au nom de Dieu ou pour venger les dessins sur le Prophète Mohamed ? Sur quels critères, quel raisonnement, quelle logique ? Nous avons pensé que le XXIe siècle serait un siècle de paix et de dialogue entre les civilisations ! Mais “eux” veulent raviver “la logique des croisades” ! Ces tueries et ces massacres perpétués tous les jours en Irak, en Libye, en France renforceraient la théorie du “choc des civilisations” qui a été rejetée jadis. Rappelant que Samuel Huntington s'appuie sur une description géopolitique du monde fondée non plus sur des clivages idéologiques “politiques”, mais sur “des oppositions culturelles” plus floues, qu'il appelle “civilisationnelles”, dans lesquelles le substrat religieux tient une place centrale, et sur leurs relations souvent conflictuelles. Ces derniers événements renforceraient son hypothèse, car le problème dans lequel ils (eux) essayent de nous entraîner est sur cette opposition culturelle avec un fond religieux ! Quelle sera la réponse des musulmans ? Est-ce de reproduire les mêmes discours ou de changer complètement les outils de réflexion pour laisser émerger de nouveaux réflexes et nouvelles idées ? Quelle sera la réaction du monde musulman pour répondre à ces criminels, aveuglés par la vengeance et la culture de la haine de “l’autre” ? Comment contenir cette culture de la haine de “l’autre”, qu’est devenue l’élimination de “l’autre”… Doit-on attendre que leur logique “des croisades” contamine tous nos esprits pour réagir ? La crise n’est pas uniquement sociale ou économique, elle est culturelle. La solution ne réside pas dans tel ou tel pays, mais chez les musulmans fondamentalistes eux-mêmes, par leur logique, leur raisonnement, leur manière de vivre leur religion. L’islam n’existerait pas sans les musulmans ? Si les musulmans de l’époque de l’Andalousie ou des Abbassides ont témoigné d’un islam tolérant, épanouissant et humain, les fondamentalistes musulmans d’aujourd’hui, peu importe leur nombre, renvoient l’image dégradante et violente de la religion musulmane ! Comment l’islam d’aujourd’hui est-il conçu et perçu par les musulmans ? Comment est-il interprété et intégré dans la représentation du croyant musulman ? Comment peut-on étudier des textes religieux sans les soumettre à la méthodologie scientifique ? Le problème aujourd’hui, écrit Redha Malek, n’est pas de produire des penseurs pieux, avides de défendre l’islam en mettant en relief ses valeurs humanistes, civilisationnelles, universalistes, etc., mais d’accéder à une pensée qui se pense elle-même, une pensée qui évolue dans sa sphère propre, une pensée autonome qui pense dans le radical et qui travaille dans le fondamental. Il n’est pas question de substituer une doctrine complète au Coran, mais de laisser à l’esprit humain la latitude d’interpréter le monde et de proposer des solutions de fond aux problèmes de l’existence et de la vie sociale.

Y. H.

 

 

 

 

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