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La Psychologie en Algérie

La Psychologie en Algérie

Une lecture de l'actualité algérienne mais autrement...Yazid HADDAR


L’intolérance et la pensée unique gangrènent l’Algérie

Publié par Haddar Yazid sur 7 Juillet 2015, 21:01pm

Quand un chef de sûreté de daïra impose sa loi, sans respecter les lois de la République, on doit s’interroger sur le rôle de cette institution.

Est-ce un cas isolé ? Est-ce un excès de zèle d’un croyant ? Est-ce le fruit de l’anarchie constitutionnelle qui ne cesse d'embrumer les esprits de petits chefs (sans parler des grands)? On devrait lui rappeler à chaque fois le mot : "Nous sommes dans une république démocratique régie par la Loi et pas par la foi".

Me Farouk Ksentini président de CNPPDH, l’a affirmé, sur un site électronique, que la loi ne réprimande pas les non-jeûneurs. "Il n’y a absolument aucun texte qui réprimande cet acte, contrairement au Maroc par exemple. Les non-jeûneurs ne commettent aucune infraction selon les lois algériennes. Par contre, la police peut considérer cet acte comme étant un trouble à l’ordre public, sachant que la majorité de nos compatriotes sont des musulmans qui observent le jeûne. Mais les choses s’arrêtent au niveau du commissariat puisqu’en l’absence d’inculpation, les non-jeûneurs ne peuvent pas être déférés devant un tribunal", a-t-il expliqué. Ceci dit, nous sommes devant un dilemme entre la Loi et la foi. La loi, qui est respectée au gré (et selon l’état d’humeur) de chaque responsable, et la foi, rappelant qui s’adresse au croyant, et qui s’inscrit dans l’ordre privé et pas public de chaque citoyen.

Avant d’être tolérant, il faut savourer sa liberté, mais celle-ci ne peut être exercée sans la possibilité de choisir. Or l’école et la culture dominantes se vident des modèles alternatifs, et en conséquence le choix "de choisir une liberté" se rétrécit. Quand l’écrivain Rachid Boudjedra a affiché son athéisme, qui est un autre modèle de conception spirituelle et de vivre sa liberté, la réaction de certains instances religieuses et des médias de masse étaient tout de suite outrageante et intolérante. On peut s’interroger sur la conception de la tolérance chez ces instances religieuses et ces médias ? Comment accepter "l’autre" dans sa différence sans "le diaboliser" ? Ceci dit, l’écrivain s’est rétracté car, selon lui, ce genre de débat est très tôt dans notre société. Cependant, ce genre de débat a eu lieu dans les années soixante-dix et quatre-vingts, dans les lieux publics sans aucune gêne ! Est-ce les valeurs religieuses ou celles de la république qui ont régressé ?

Malheureusement, le mal est fait et la pensée unique est devenue l’abécédaire de certains hommes qui représente l’Etat. On devrait s’interroger sur leur formation et sur quelles valeurs sont-ils formés ? Sont-ils formés pour respecter une république citoyenne ou une république théocratique ?

Yazid Haddar

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