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La Psychologie en Algérie

La Psychologie en Algérie

Une lecture de l'actualité algérienne mais autrement...Yazid HADDAR


Pardonner, oublier et le syndrome de Stockholm !

Publié par Haddar Yazid sur 18 Août 2015, 09:58am

Pardonner rime avec la recherche de la paix, c’est le désir de faire revenir la paix dans la société, dans le couple, etc., on essai, alors, de pardonner. Cependant, l’oublier est une trahison à la mémoire. La mémoire est la construction subjective de notre histoire, de notre identité, l’oublier et/ou la nier c’est trahir notre propre histoire, en refoulant nos maux traumatiques dans notre discours conscient. Comment peut-on oublier nos guerres vécues ? Comment peut-on oublier les violences que notre peuple a subies ? Comment effacer nos traumatismes, si lointaines ou si proche soient-ils, si nous n’avons pas travaillé la réconciliation dans le sens de la paix entre les générations ? Comment peut-on garder la mémoire, sans avoir des lieux de mémoire, ni une journée mémorial, où l’histoire les (les mémoires) transmet aux générations futures ?

Aujourd’hui, certains de nos concitoyens disent, que les vrais «Moudjahidines » sont morts pendant la guerre, d’autres disent que si les martyres reviendraient, ils seront déçus. D’autres parlent de la décennie noire, les 200 000 morts, où personne n’ont veut prendre sa responsabilité, comme « un trou noire » sans aucune leçon à tirer. Les responsables de cette tragédie sont devenus des héros et ils font fi à la loi de la république, en organisant des université d’été sans aucune autorisation, et ceux qu’ont voulus sauver la République sont aujourd’hui pointés, comme des responsables de cette tragédie. Une histoire sans mémoire ! Cette mémoire nous l’avons occulté de peur, qu’elle réveille des déments inassouvis et traumatisés. La peur de débattre, de dire la vérité, de situer les responsabilités de chacun, ne rendrai pas la justice, ni la paix dans la société, désormais, l’occulter c'est renforcé le partage des idées de leur bourreaux, voire de l’empathie et de la sympathie, ou de la contagion émotionnelle avec ces derniers selon des mécanismes complexe d’identification et de survie, c’est « le syndrome de Stockholm ». Nous ne sommes pas loin de l’amnésié pour survivre !

Yazid HADDAR

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