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PSYCHOLOGIE en ALGERIE

PSYCHOLOGIE en ALGERIE

Une lecture de l'actualité algérienne mais autrement...Yazid HADDAR


Annaba et Alger, capitales de la carte du crime, Béjaïa ville la plus pacifique

Publié par Haddar Yazid sur 23 Septembre 2016, 19:47pm

La criminalité poursuit sa hausse en Algérie. Elle est passée de 206 000 affaires traitées en 2014 à 216 000 en 2015, selon les chiffres officiels de la police obtenus par TSA. Pour les huit premiers mois de l’année 2016, la police a traité 146 000 affaires, selon la même source.

Et la police est formelle : « Il est impossible que le crime stagne ou régresse en dépit des moyens déployés », précise notre source. Mais cette dernière insiste sur le fait que cette hausse des affaires traitées s’explique par les actions de la police qui se déploie sur le terrain et va à la traque des criminels. Illustration : en 2015, plus de 33000 affaires traitées ont été le résultat de l’action directe de la police et non liées à des plaintes.

Selon ce bilan de la police, Béjaïa est la ville la plus « pacifique » d’Algérie. En haut du tableau des crimes figurent Annaba, Alger et Tébessa.

Trafic de stupéfiants : une hausse de 60%

Cette forme de criminalité est présentée dans le rapport obtenu par TSA comme « l’un des défis majeurs auxquels font face les différents services de sécurité eu égard de sa connexion avec les autres formes de criminalité transnationale organisée ».

Le trafic de drogue a augmenté de 60% en 2015. Durant les huit premiers mois de l’année en cours, 20 tonnes de résine de cannabis ont été saisies par la police. « C’est énorme, c’est l’équivalent de 200 millions de joints », commente notre source. Pour l’héroïne on est passé de 350 gramme en 2014 à 1,2 kg durant les huit premiers mois de l’année en cours. Même augmentation pour la cocaïne avec 74 gr en 2014 contre 8,7 kg durant les huit premiers mois de 2016. Enfin, 340 000 psychotropes ont été saisis.

« Ces trois dernières années ont connu une intense activité des trafiquants de drogue », souligne notre source. Ce qui complique le travail des services de sécurité sur le terrain, c’est le mode opératoire des trafiquants. Explication de notre source : « Avant, le trafic se faisait sur l’axe Nord-Nord. Ces derniers années, les trafiquants utilisent l’axe du Sud, y compris pour le cannabis acheminé essentiellement depuis le Maroc ».

« Les enquêtes en matière de trafic de résine de cannabis ont mis en évidence que cette drogue provient des frontières ouest pour être acheminée soit par l’itinéraire nord algérien ou celui du sud, à destination de l’Europe et du Moyen-Orient via la Libye », note le document.

Les trafiquants recourent à des moyens de communication sophistiqués et ils sont armés. « Nous faisons face maintenant à des personnes armées », s’alarme la police.

Cette situation a nécessité l’adaptation des moyens de lutte avec la création de nouveaux services régionaux spécialisés à Béchar et Annaba. Ils viennent s’ajouter au service régional de lutte contre le trafic des stupéfiants et des substances psychotropes à Tlemcen.

Les cités dortoirs : une bombe à retardement

Ces dernières années, les opérations de relogement se sont multipliées. Des citées nouvellement construites accueillent des centaines de familles, avec de nombreux jeunes.

« Imaginez un peu dans quelle ambiance vivent des familles relogées dans des cités dortoirs qui ne sont dotées d’aucune infrastructure : école, crèche, poste de police ou aire de jeux », explique notre source. Des familles venues de différents milieux et zones, regroupées dans des cités sans commodités.

« Dans la majorité des cas, nos services constatent que plusieurs jeunes s’adonnent à la consommation et au trafic de drogue dans ces cité », explique notre source.

La cybercriminalité : un crime en vogue

Les infractions varient entre les petites menaces (divulgation de photos ou vidéos). Mais ça peut aller jusqu’à l’atteinte à la sécurité nationale, terrorisme et perturbation des institutions de l’État, précise notre source. Au total, 640 affaires de cybercriminalité ont été traitées par la police en 2015 contre 240 affaires en 2014.

Un service central de veille a été installé, appuyé par des cellules au niveau de chaque sureté de wilaya. Il est impossible de contrôler tout le monde, le flux internet étant très important. « Nous avons des cibles, des paramètres, des profils », explique notre source.

Le kidnapping : ce n’est pas un phénomène

Notre source est formelle : « Il n’y a pas de réseaux spécialisés dans le kidnapping d’enfants, ni de profil type de kidnappeur. Pour parler de phénomène, il faut que ce genre de crime s’étende dans la durée d’une manière régulière. Ce n’est pas le cas en Algérie ». «Nous prenons évidemment au sérieux chaque affaire. Ce que nous pouvons constater c’est que généralement les kidnappings sont liés à des différents familiaux. Les raisons sont différentes. On est loin de l’acte criminel organisé », note-t-elle.

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