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Jeudi 10 juillet 2008

il faut des années pour qu'il comprend ce que nous réclamons depuis longtemps...

Par Ikram GHIOUA

Dans l'expression(
07 Juillet 2008 )

Le discours politique de celui qui rêvait d’un Etat islamique en Algérie a connu une évolution positive.
L’un des fondateurs et dirigeants du FIS dissous, développe un nouveau discours qui surprendra plus d’un. Rabah Kébir, installé en Allemagne, a soutenu qu’il n’obligera pas sa fille à porter le hidjab. «Je n’aurais certainement pas imposé le hidjab à ma fille, c’est une question de conviction», a déclaré Rabah Kébir, invité de la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera à l’émission Ziara Khassa (visite spéciale). «Le port du hidjab est un devoir écrit dans le Coran. Pour moi, c’est comme la prière qui, elle aussi, est un devoir mais c’est une question qui concerne chaque personne et c’est à elle seule de choisir de le porter ou non.»
A entendre ces phrases, on comprend pourtant que le choix du port du hidjab par la fille de Rabah Kébir a été néanmoins orienté! Le discours politique de celui qui rêvait d’un Etat islamique en Algérie a changé pour connaître plutôt une évolution positive.«J’aspire à un Etat démocratique, libre, indépendant, selon les principes fondamentaux de l’Islam», a ajouté M.Kébir qui s’est rendu en Algérie après la promulgation de la loi portant sur la Charte pour la Paix et la Réconciliation nationale, prônée par le chef de l’Etat. A ce sujet, l’invité d’Al Jazeera ne manquera pas de déclarer son «soutien total et indéniable à la démarche de Abdelaziz Bouteflika», soulignant que de tout temps, «il a été pour une politique de négociation et de paix.»
Ainsi, sans ambages ni jeux de mots bien connus chez les islamistes, Rabah Kébir a exprimé son soutien clair au projet du Président Bouteflika, la Réconciliation nationale, avalisé par le peuple en septembre 2005. D’autre part, il n’incarne pas simplement le processus de réconciliation, en condamnant de la manière la plus ferme les actes barbares et inhumains du Gspc.
Il déclare même qu’il a été hostile à la violence qui a endeuillé l’Algérie depuis 1992 et qui a englouti les espoirs d’un peuple souffrant toujours des affres du terrorisme. Concernant l’allégeance du Gspc à Al Qaîda, Rabah Kébir pense qu’«il s’agit d’une ruse malveillante de ceux qui veulent du mal au pays pour légitimer leurs actes d’hors-la-loi».
D’ailleurs, pour lui, l’appellation Al Qaîda au Maghreb islamique est juste un slogan et à croire son idée, Al Qaîda n’existerait pas en Algérie. Rabah Kébir, évoquera l’époque de la dissolution de son parti et des Etats qui ont opté pour intervenir - dont l’Arabie Saoudite - mais ne dira rien sur les tenants et aboutissants du contenu des pourparlers de l’époque. Il parlera néanmoins de la démarche d’El Gueddafi pour souligner que l’Etat algérien avait totalement décliné la proposition de la Libye, pour des raisons qu’il ne citera pas. Mais le souvenir nous rapproche, peut-être, d’une raison selon laquelle certaines figures libyennes ont participé à encourager la déstabilisation de l’Algérie et à titre d’exemple, on ne citera que le rôle d’Abou Al Laïth El Libye.
Ce dernier n’a jamais caché son soutien aux groupes terroristes en Algérie et adhérera même à leurs actions pour renforcer leur situation en envoyant des aides matérielles et des émissaires.
L’invité de la chaîne qatarie à Doha, parlera également des années universitaires, des réunions organisées à Constantine avec ceux qui partageaient les mêmes idées et objectifs ainsi que le courant islamique auquel il appartenait.
A ce propos, il évoque ses relations avec Djaballah. Rabah Kébir souligne dans ce contexte qu’il ne partageait pas forcément son idéologie avec Djaballah, mais que celui-là reste un homme pour qui il a énormément de respect et avec lequel il a des relations très amicales.
En revanche, quand il parle de Ali Benhadj, M.Kébir dit qu’il n’a jamais été d’accord avec sa façon d’analyser les choses, notamment lorsque le n°2 du FIS dissous a appelé à la violence. D’autre part, il a affirmé qu’il ne le connaissait pas spécialement.

Par Haddar Yazid - Publié dans : Vu dans la presse
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Vendredi 4 juillet 2008

On se souviendra longtem ps de l’ex-premier ministre Abdelaziz Belkhadem. On lui doit entre autres la fermeture de 2700 cafés, bars et autres lieux de sédition. Les femmes se souviendront longtemps de lui pour avoir fait voter, en 1984, le Code de la famille algérienne, faisant ainsi régresser les droits de la femme au moment-même où les tunisiennes jouissaient d’une plus grande liberté. De mémoire, c’est le seul premier ministre à s’être vêtu d’une gandoura lors d’une conférence de presse ! Confond-il politique et religion lorsqu’il dit : « La Constitution de l’Algérie est le Coran ! »[1]. Cette phrase nous renvoie à un souvenir des années quatre-vingt-dix, tristement célèbre et suffisamment douloureux pour qu’on ne s’y attarde pas ici. Tant d’autres indices montrent que les choix politiques de Monsieur Belkhadem étaient imprégnés d’un zèle religieux qui le poussait parfois à prendre des décisions arbitraires, sans réflexion rationnelle. Est-il parvenu à mêler dogmatisme religieux et nationalisme dans l’exercice politique actuel ?

 La séparation de la religion et du pouvoir politique n’est pas clairement définie dans notre Constitution et ce sujet reste un vrai tabou. Nous n’avons pourtant pas besoin d’une longue réflexion pour dire que la religion doit être séparée de l’exercice du pouvoir. La laïcité est le pilier d’une république qui doit être basée sur la citoyenneté et non sur la fidélité à une religion. La religion, comme nous l’avons déjà écrit à plusieurs reprises, est de l’ordre personnel. Peut-on légiférer selon la conviction personnelle ?

La laïcité n’est pas synonyme d’athéisme, idée indûment répandue dans notre société algérienne. Au contraire, elle garantie à tout individu la liberté de pensée et du choix de vie. Elle permet qu’aucun courant dogmatique, religieux, politique ou autre, ne soit imposé aux citoyens. Elle permet en outre d’ancrer une vertu cardinale de la République : la tolérance.

La tolérance ne doit pas rester qu’une idée énoncée dans les textes. Elle n’a de légitimité pleine et durable que si elle s’applique réellement aux individus. La tolérance n’a de vertu que si elle ouvre à l’autre. Elle est faible si elle consiste à mettre en pratique la négation de l’autre. Ses valeurs ne sont concevables sans séparation du religieux et du politique. Dans un système laïc, il n’y a de place ni pour la haine, ni pour la violence, ni pour l’injustice car nous sommes tous égaux devant la loi. L’expérience tunisienne, syrienne et turque doit être suffisamment étudiée pour choisir la société dans laquelle nous souhaitons vivre dans les années à venir. Pour renforcer les valeurs et les institutions républicaines, nous devons non seulement œuvrer pour renforcer la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et juridique, mais aussi pour garantir l’indépendance des médias et du pouvoir financier.

C’est seulement lorsque la séparation de ces pouvoirs sera effective que nous pourrons parler de république. Or, à l’heure actuelle, ces conditions ne sont toujours pas réunies. En effet, les institutions étatiques demeurent fragilisées par des pratiques archaïques qui malheureusement se généralisent. Cet état de fait peut être à l’origine de l’anarchie omniprésente qui se situe au niveau de l’individu et de la société tout entière. Il est alors urgent de stabiliser les institutions et de se conformer à la loi constitutionnelle. Pour ce faire, il faudrait revoir en premier lieu le contenu des livres scolaires et du système éducatif…



[1] Cf. Marianne n° 582

Par Haddar Yazid - Publié dans : POLITIQUE
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Lundi 23 juin 2008

Je vous laisse lire cette article, mais surtou aller jusqu'à au bout et dites ensuite ce que vous pensé.

Par Ahmed Halli (le soir d'Algérie 22.06.08)


Le premier souci des nouveaux députés élus au Koweït a été de présenter un projet de loi pour la création d'une «police des mœurs», autrement dit une police religieuse, comme en Arabie saoudite. Les démocrates koweïtiens, encore sous le choc de la percée islamiste aux dernières législatives, appellent à manifester demain contre ce projet liberticide devant le Parlement. Encore heureux que les manifestations de rue ne sont pas encore interdites là-bas, ils ne seront pas obligés d'attendre qu'une autre cause se présente pour faire un packaging.
Contestée, quoique timidement, au Koweït, la sainte alliance du pouvoir tribal et du pouvoir des théologiens semble se renforcer dans le royaume originel. La police religieuse d'Arabie saoudite, de plus en plus décriée, s'enhardit davantage et élargit le territoire de ses compétences. Selon le quotidien saoudien Al- Watan, la police religieuse a investi la semaine dernière le plateau d'une série télévisée à Riyadh et a conduit l'équipe de tournage au poste. Motif : la série intitulée Entre nous ne constituait pas une atteinte aux bonnes mœurs ni une occasion propice aux rencontres entre personnes des deux sexes. Il était simplement reproché aux acteurs et à l'équipe technique d'avoir tourné pendant la prière du Maghreb. Les responsables du plateau ont nié avoir empiété sur l'heure de la prière mais les pourfendeurs du vice n'ont rien voulu entendre. En conséquence, ils ont fait signer au réalisateur un engagement à ne pas effectuer des prises de vue au moment des prières. Contrairement à la rudesse dont ils font preuve à l'égard des femmes, les agents de la police religieuse ont été très courtois avec l'équipe, masculine, de tournage, précise Al-Watan. Ce sont ces pratiques que dénonce à nouveau Wajiha Al-Howeidar, dans un pamphlet sur les droits des femmes saoudiennes. L'écrivaine s'insurge contre l'étau dans lequel ses sœurs saoudiennes sont prises entre l'autorité maritale et l'autorité administrative. Ainsi, dit-elle, lorsque l'homme, l'époux saoudien concède quelques libertés à son épouse soumise, ces libertés sont remises en cause par l'homme saoudien, représentant du pouvoir. La femme saoudienne, sous des fers adoucis, se retrouve prise entre deux feux. Si elle respecte la volonté de l'homme, tuteur, elle se heurte à la volonté de l'homme, en tenue religieuse, revêtu de la coiffe tribale ou portant l'uniforme du policier. Exemple frappant : nombre de Saoudiens autorisent, par conviction, leurs femmes à conduire. Lorsque cette femme s'exécute selon la volonté de celui qui veut la traiter en être humain, elle est confrontée à une autre volonté. Ce drame est présent dans tous les instants de la vie des femmes. Il persistera tant que la femme saoudienne se résignera à son sort d'esclave et remettra son destin, consentante ou non, entre les mains des hommes, conclut Wadjiha Al-Howeidar qui appelle explicitement à un sursaut salutaire de la gent féminine au royaume wahhabite. Quant au texte de l'écrivaine sur les contes pour enfants de l'Islam politique, et en attendant la suite, voici, comme promis, quelques passages de cette confession brutale : «Ils nous ont leurrés alors que nous étions encore des enfants en nous enseignant que les juifs, les chrétiens, les mazdéens et les adeptes d’autres croyances étaient les ennemis des musulmans dès le début de l’Islam. Ils nous ont dit que ces gens-là étaient méchants et mauvais et qu’ils voulaient nous tuer et nous perdre alors que nous étions la meilleure des nations. Nous avons découvert ensuite que chaque nation se considère comme la meilleure des nations et que sa religion est la plus achevée et la plus parfaite. Nous avons appris aussi que les musulmans n’étaient pas meilleurs que les autres. Ils ont fait du tort aux non-musulmans avec ce qu’on appelle les «ouvertures» (conquêtes) islamiques. Ils ont ainsi agressé des gens qui vivaient en sécurité chez eux et ils ont violé leurs droits, ils les ont tués et ils ont forcé les survivants à embrasser l’Islam ou à payer une dîme. Nous avons compris que les guerres des musulmans étaient semblables aux campagnes d’évangélisation armées menées en certains endroits du monde. Elles ressemblaient aux guerres des Croisades puisque les armées musulmanes ont tué, contraint et violé les droits des autres pour leur imposer la nouvelle religion et les obliger à pratiquer ses rites. Ils nous ont leurrés alors que nous étions encore des enfants en nous apprenant que la religion juive était une religion falsifiée comme la religion chrétienne, que c’était une religion qui incitait à la haine et à l’élimination de l’autre. Ainsi, les juifs se considèrent-ils comme «le peuple élu de Dieu», c’est pourquoi leur religion a régressé et n’exerce plus aucun attrait. Seulement, nous avons su par la suite que la religion juive n’est pas une religion de prosélytisme et qu’elle ne s’était pas répandue par les armes comme l’islam et le christianisme. C’était la première religion céleste monothéiste et la religion originelle. Le christianisme et l’islam en sont issus, avec quelques retouches ça et là. Le Messie (Jésus/Aïssa) était juif. Khadidja, la riche et influente épouse du Prophète Mohamed, était peut-être chrétienne par le fait que son oncle, Waraka Ibn Nawfal, était un des piliers de l’Eglise chrétienne. C’est lui qui a apporté son soutien spirituel et stratégique au Prophète. Ils nous ont leurrés alors que nous étions encore des enfants en nous apprenant qu’une des constantes de l’Islam était le crime d’apostasie, que celui qui abandonnait l’Islam s’exposait à la colère des autres musulmans qui avaient le droit de le tuer et de verser son sang. C’est pour ça que le calife Abou-Bakr a entrepris de mettre à mort ceux qui étaient devenus apostats après la mort du Prophète. Puis, nous avons appris qu’il n’existait aucun texte dans le Coran qui définissait le crime d’apostasie qui n’a donc aucune base légale en Islam. Bien au contraire, le Coran a interdit d’obliger les gens à embrasser l’Islam puisqu’il est dit dans le verset 256 de la sourate de La Vache : «Pas de contrainte en religion ! La voie droite se distingue de l’erreur. Celui qui ne croit pas aux Taghout (idoles, démons), et qui croit en Dieu, a saisi l’anse la plus solide et sans fêlure. Dieu est celui qui entend et qui sait tout.» Ou encore dans le verset 144 de Al- Umran : «Mohamed n’est qu’un prophète ; des prophètes ont vécu avant lui. Retourneriez vous sur vos pas, s’il mourait, ou s’il était tué ? Celui qui retourne sur ses pas ne nuit en rien à Dieu ; mais Dieu récompense ceux qui sont reconnaissants. » Quant aux guerres contre l’apostasie, leurs causes réelles étaient politiques et économiques, et non pas religieuses. C’est parce que les premiers musulmans se sont rebellés et ont refusé de verser la «Zakat» et que les non-musulmans ont cessé de payer la dîme. Ce qui a fragilisé l’économie du tout nouvel Etat de l’Islam et a sapé ses bases. Le calife a donc pensé que la seule solution était de combattre les rebelles pour les forcer à s’acquitter de leurs redevances.» Cette vision de l'Islam et de l'histoire conduit à la censure et aux autodafés : le livre de Djamal Al-Bana intitulé La femme musulmane entre les libertés du Coran et le carcan des religieux. Interrogé hier par le quotidien Al-Misri alyoum, Djamal Al-Bana a tourné en dérision la décision d'Al-Azhar, intervenue 4 ans après la parution du livre. «Il a fallu 4 ans pour que Al-Azhar s'avise d'interdire mon livre, ce qui est une performance. Auparavant, Al- Azhar avait mis dix ans pour interdire mon autre livre La responsabilité de l'échec de l'Etat islamique, paru en 1994 et censuré en 2004.»
A. H.

Par Haddar Yazid - Publié dans : Vu dans la presse
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Lundi 23 juin 2008


dans le journal le matin du 22 juin 2008.


Lors d’un colloque tenu récemment à Tizi Ouzou sur « l’impunité en Algérie », les autorités ont réagi comme à leur habitude, en tentant de l’annuler. Résultat, furieux, le public a défoncé les portes et le colloque s’est tenu, de force. Si le moment était mal choisi pour le régime, il était au contraire très bien choisi pour les organisateurs, puisqu’il coïncidait avec le 7e anniversaire du Printemps noir et le 10e de l’assassinat de Matoub Lounès, deux événements majeurs dont les auteurs n’ont pas été sanctionnés pour le premier et l’assassin présumé toujours pas jugé pour le second, une décennie après. Pourquoi le wali et le ministère de l’Intérieur ont-ils voulu interdire ce colloque ? La réponse est évidemment dans l’intitulé de la question, ils interdisent régulièrement tout ce qui ne ressemble pas à un rassemblement des oiseaux et des castors pour un troisième mandat. Mais cette fois-ci, l’excuse concernait Mohamed Benchicou, présenté comme indésirable. Justement, y a-t-il de la part de la justice, de l’Intérieur ou du commissariat de quartier une interdiction pour Benchicou de prendre la parole ? Non. C’est donc une pratique illégale. Le ministère de l’Intérieur et le wali ont abusé de leur autorité, ce qui constitue un délit prévu par le code pénal. Vont-ils être punis ? Non. C’est ce qui s’appelle l’impunité. Un colloque sur l’impunité est donc interdit par abus de pouvoir et les auteurs sont impunis. La boucle est bouclée, le régime a attendu la tenue d’un colloque sur l’impunité pour montrer en direct ce que c’était. Encore bravo, on n’aurait pas pu trouver une application plus pratique d’un concept somme toute théorique. Quel est le contraire de l’impunité ? La punité, a répondu une fillette de 11 ans, régulièrement condamnée pour atteinte à la sécurité de l’Etat. D’après ses avocats, en effet, elle aime bien la musique kabyle.

Par Chawki Amari

Par Haddar Yazid - Publié dans : Vu dans la presse
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Vendredi 13 juin 2008

voici un article qui peut être utile un jour...
l'article publié dans  "tout sur l'Algérie".
Par Samia Amine

«Les violences politiques» en Algérie ont fait 491 morts en 2007, selon le rapport 2008 de l'Organisation non gouvernementale (ONG) Amnesty International dont toutsurlalgerie.com a reçu une copie.  Evoquant des «dépassements des forces de sécurité», les rédacteurs de ce rapport de 464 pages révèlent que «des personnes soupçonnées de participation à des activités terroristes ont été retenues dans des lieux de détention secrets et sans contacts extérieur». Selon l’ONG, ces personnes «risquaient d'être soumises à la torture et aux mauvais traitements ».

«Plusieurs personnes soupçonnées de terrorisme et qui avaient été envoyées en Algérie par des gouvernements étrangers ont été condamnées à des peines d'emprisonnement à l'issue de procès qui ne respectaient pas les normes internationales d'équité», selon l’ONG. Avant de préciser que ces personnes seraient «incarcérées (…) le plus souvent dans des casernes de l'armée.» Comme preuve, les rédacteurs du rapport citent le cas de «Mohamed Rahmouni, arrêté le 18 juillet (2007) par des membres des forces de sécurité à proximité de son domicile (…) à la fin de l'année, on ignorait le lieu de détention de Mohamed Rahmouni ainsi que les charges éventuellement retenues à son encontre».

Au chapitre consacré à l’impunité, l’ONG souligne que «le gouvernement n'a pris aucune mesure pour tenter de remédier aux atteintes flagrantes et massives aux droits humains commises par les groupes armés et les forces de sécurité». Par ailleurs, Amnesty Internationale qualifie d’«initiatives encourageantes», les efforts déployés par le gouvernement algérien pour protéger les femmes contre les violences et pour abolir la peine de mort.

Concernant la liberté d'expression, l’ONG dresse un tableau noir : harcèlement des défenseurs des droits de l'homme et des journalistes. «Certains ont fait l'objet de poursuites et ont été menacés d'emprisonnement pour diffamation».  Même constant concernant les «disparitions forcées» ou l'affaire des familles de disparus. «L'Algérie…n'a pris aucune initiative pour élucider le sort de millier de personnes disparues.»

Par Haddar Yazid - Publié dans : Vu dans la presse
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