Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

PSYCHOLOGIE en ALGERIE

PSYCHOLOGIE en ALGERIE

Une lecture de l'actualité algérienne mais autrement...Yazid HADDAR


Adopter l’organisation du temps du travailleur : bosser la semaine et se relaxer le week end.

Publié par Haddar Yazid sur 19 Septembre 2013, 16:36pm

 

La première année est une année à risque. Désorientés les nouveaux étudiants se retrouvent devant un nouveau monde aux antipodes de leur milieu d’origine. Rater son intégration signifie, fatalement : échec , d’ailleurs le taux de déperdition universitaire en première année est des plus élevé.El watan étudiant vous invite sur le divan de yazid haddar , toute l’expérience du grand frère pour mieux préparer le passage à votre nouveau « métier d’étudiant » !

-La première année à l’université l’étudiant se retrouve à la charnière entre  deux mondes distincts, il passe  d’un système d’assisté sur le plan pédagogique et affectif à un système ou il est livré à lui même. Comment s’effectue cette transition ? Et quels sont les comportements que les premières années doivent adopter pour  surmonter cette épreuve, sans l’envisager comme une rupture?

Il s’agit effectivement d’une transition importante, mais qui doit être envisagé non pas comme une rupture, mais comme une évolution naturelle. Les difficultés d’intégration chez les nouveaux étudiants en première année est un problème universel, mais il faut avouer qu’il se pose avec d’autant plus d’acuité chez les groupe d’étudiants issus de sociétés traditionalistes. Et c’est bien le cas de la société algérienne, dans sa majorité.  L’étudiant algérien en tant qu’individu est le produit de la pensée et de l’influence de son environnement. Ainsi dans son élan pour préserver la tradition la famille algérienne, à l’mage de la société traditionaliste est super protectrice .mais c’est l’excès de zèle qui prive ses membres de leurs  de droits individuelles élémentaires.

C’est ce statut d’éternel mineur qui prolonge l’enfance chez les jeunes étudiants et de ce fait  retarde transition qui doit se faire naturellement entre le statut d’assisté à celui d’autonome. Ainsi, l’étudiant qui est obligé de quitter le giron familial, pour poursuivre ses études, et qui se trouve incapable de surmonter cette épreuve ,n’est pas blâmable. Car cet handicape est le produit des nos comportements socioculturels. Cette incapacité d’évolution  ne s’explique pas uniquement au niveau familial car on peut retrouver un schéma similaire  au niveau  socio-éducatif.

-Si les  difficultés liée à l’accès aux nouvelle règles de savoirs disciplinaire peuvent être prise en charge par les enseignants, quant est il de celles liée à l’apprentissage de la vie d’adulte, quelles sont les partis susceptibles d’inculquer ce savoir ? Et en leur absence, quel effort d’adaptation doit l’étudiant fournir ?

L’apprentissage de la vie d’adulte s’opère sur un vaste champ  de la vie courante et qui s’étend  de la subvention à ses besoins à la gestion du budget, l’organisation du travail et l’interaction avec autrui au processus de prise de décision, et cela requière à priori une autonomie intellectuelle.il est regrettable que les partis responsables d’inculquer ces savoirs ne remplissent pas parfaitement leur rôle, l’école algérienne ne favorise pas l’autonomie de la pensée, l’esprit critique est le parent pauvre du système éducatif algérien. Or pour être autonome il faut être libre, qui veut dire avoir la possibilité de choisir.
L’étudiant algérien est le fruit de cette école et de cette société. Notre système de pensée est prisonnier de la pensée traditionnelle et religieuse.et il reste difficile de s’en délivrer. L’une des solutions pour accéder à cette autonomie de pensée est  l’enseignement de la philosophie dans les lycées et les universités. A défaut de soutien l’étudiant est appelé à affronter  ces changements et  forger sa propre autonomie de pensée par ses propres lectures et à travers son expérience propre.

-Les étudiants  qui résident encore chez leurs parents sont également confrontés à un bouleversement de leurs habitudes ; se lever plus tôt, prendre plusieurs moyens de transports, mais aussi renter plus tard, un point particulièrement gênant pour les filles. Cet allongement du trajet peut il être perçu comme un facteur fragilisant ? Où fait-il parti des nouveaux apprentissages de la vie d’adulte ?

Les problèmes liés à la sécurité ne touchent pas uniquement les filles .la rentrée tardive et les marches solitaires peuvent effectivement constituer un risque potentiel, mais cela fais partie, justement de l’apprentissage de la vie d’adulte. ces nouvelle excursions urbaines sont autant  des expériences fortes en renseignements.L’émancipation de la femme passe par l’investissement de l’espace public .mais c’est aussi valable pour les jeunes hommes.

-Libérés du contrôle parentale et de l’obligation présentielle aux cours, un nombre d’étudiants bascule dans intempérance ; l’excès de loisirs, et l’absentéisme contribuent fortement  à l’échec et la  déperdition universitaire, quels sont les moyens propres à favoriser la prise de conscience des jeunes  étudiants sur cette responsabilité nouvelle ?

Effectivement, beaucoup de jeunes vivent la sur protection familiale comme une répression, et une fois libre ils ne perçoivent pas l’absentéisme et l’excès de loisirs en tant que transgression, ce n’est qu’une fois face à l’échec que le processus de prise de conscience s’active. Le  comportement idéale  serait d’adopter au plus tôt  l’organisation du  « temps du travailleur » : bosser la semaine et se relaxer le week-end !

-L’effritement de l’ancien réseau relationnel, par l’éloignement géographique ou la séparation des anciennes amitiés est un autre bouleversement qui isole le nouvel étudiant. Comment  retisser un nouveau réseau d’amis ? Cette reconstitution est elle importante pour réussir son intégration ?

Absolument, je dirais plus, la reconstitution du réseau relationnelle est elle capitale. Car l’assimilation de la nouvelle vie d’adulte passe par la communication et l’interaction. Chaque étudiant doit finir par tisser de nouvelles amitiés, et selon les affinités de chacun, rejoindre des groupes aux profils analogues .le travail en groupe, les TD, le voisinage de chambre et d’autres lieux de socialisation peuvent garantir ce travail de reconstitution. Et pour finir sur une note positive notons que l’environnement multiculturel algérien favorise la découverte .la richesses des cultures et la disparité des régions, est similaire à une expérience à l’internationale, elle crée chez l’étudiant un débat utile sur l’identité la tolérance et le vivre ensemble.

 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents