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PSYCHOLOGIE en ALGERIE

PSYCHOLOGIE en ALGERIE

Une lecture de l'actualité algérienne mais autrement...Yazid HADDAR


Impunitablement Par Chawki Amari

Publié par Haddar Yazid sur 23 Juin 2008, 22:45pm

Catégories : #Vu dans la presse


dans le journal le matin du 22 juin 2008.


Lors d’un colloque tenu récemment à Tizi Ouzou sur « l’impunité en Algérie », les autorités ont réagi comme à leur habitude, en tentant de l’annuler. Résultat, furieux, le public a défoncé les portes et le colloque s’est tenu, de force. Si le moment était mal choisi pour le régime, il était au contraire très bien choisi pour les organisateurs, puisqu’il coïncidait avec le 7e anniversaire du Printemps noir et le 10e de l’assassinat de Matoub Lounès, deux événements majeurs dont les auteurs n’ont pas été sanctionnés pour le premier et l’assassin présumé toujours pas jugé pour le second, une décennie après. Pourquoi le wali et le ministère de l’Intérieur ont-ils voulu interdire ce colloque ? La réponse est évidemment dans l’intitulé de la question, ils interdisent régulièrement tout ce qui ne ressemble pas à un rassemblement des oiseaux et des castors pour un troisième mandat. Mais cette fois-ci, l’excuse concernait Mohamed Benchicou, présenté comme indésirable. Justement, y a-t-il de la part de la justice, de l’Intérieur ou du commissariat de quartier une interdiction pour Benchicou de prendre la parole ? Non. C’est donc une pratique illégale. Le ministère de l’Intérieur et le wali ont abusé de leur autorité, ce qui constitue un délit prévu par le code pénal. Vont-ils être punis ? Non. C’est ce qui s’appelle l’impunité. Un colloque sur l’impunité est donc interdit par abus de pouvoir et les auteurs sont impunis. La boucle est bouclée, le régime a attendu la tenue d’un colloque sur l’impunité pour montrer en direct ce que c’était. Encore bravo, on n’aurait pas pu trouver une application plus pratique d’un concept somme toute théorique. Quel est le contraire de l’impunité ? La punité, a répondu une fillette de 11 ans, régulièrement condamnée pour atteinte à la sécurité de l’Etat. D’après ses avocats, en effet, elle aime bien la musique kabyle.

Par Chawki Amari

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