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PSYCHOLOGIE en ALGERIE

PSYCHOLOGIE en ALGERIE

Une lecture de l'actualité algérienne mais autrement...Yazid HADDAR


La littérature à l’ombre d’un islam à haute tension !

Publié par Haddar Yazid sur 8 Juin 2013, 10:12am

Catégories : #Culture

(Publié dans le quotidien LIBERTE du Jeudi, 09Mai 2013, ma chronique hebdomadaire, Souffles)

La liberté se trouvedans la librairie !

J’ai une sorte de peur vis-à-vis du lecteur littéraire arabisant. Et cela ne touche en rien lagrandeur de la langue arabe, que j’adore. Une belle langue, à l’image de toutesles autres langues du monde. Cette peur ressentie provoquée par ce lecteurlittéraire dépasse celle que peut ressentir un auteur vis-à-vis desinstitutions officielles chargées de la censure. Pourquoi le lecteur littérairearabisant réagit-il avec une telle violence, dès qu’il se trouve face à untexte créatif et libre d’imagination ? En l’absence des lois claires régentantl’ordre des publications littéraires, dans la plupart des pays dans le mondearabo-musulman, le lecteur fait la loi. Sa loi, propre à lui, selon sesconvictions idéologiques et religieuses. Tout écrivain révéré et sensé respectela liberté de son lecteur. Le lecteur a le droit d’aimer ou de ne pas aimer untel ou un tel texte littéraire. Mais à condition que ce refus ne semétamorphose pas en un acte de diabolisation, de négation ou en autodafé. Ledroit au refus appartient à l’acte de la liberté de la lecture. Mais d’oùvient-elle cette maladie appelée violence, intolérance, haine, peur de l’autre,qui hante le lecteur arabisant ? Ce lecteur, en Algérie, depuis un demi-siècle,n’a bouffé, en matière de livre, que les produis de la propagande religieuse oupolitique. Ainsi le lecteur littéraire arabisant est islamisé. Islamisé dans lesens idéologique du mot. La violence est le fruit d’une culture dominanteaveugle. La violence, comme la haine, n’est pas religieuse, même si elle estdissimulée dans un discours religieux. À cause de l’hégémonie de la médiocritéculturelle, la violence et la haine s’installent confortablement dans lareligion. Glissent dans la peau du religieux et dans la langue de cettereligion. La violence n’est pas dans la religion islamique, ni dans la languearabe. Elle est dans la culture qui couve cette religion et cette langue.Histoire de l’ancienne Tolède (XIe et XIIe siècles) nous montre que : dès quela culture, la poésie, la philosophie, les sciences sont le libre partage entreles citoyens d’une cité, la religion, elle aussi, se trouve ouverte à la penséede lumière et cohabite avec les autres religions, avec le différent. En somme,le lecteur littéraire arabisant, l’exception confirme la règle, par l’absencedu livre relevant de la critique, de la raison, manque des beaux romans dequestionnements philosophiques traduits ou dans la langue arabe, ce videlivresque incite à la culture de la violence. Soutient et applaudit la religionà haute tension. Tant qu’il n’y a pas le grand choix dans la lecture littéraireen langue arabe, celle qui révère la différence, l’écrivain se trouve dans unesituation culturelle perplexe dont le lecteur arabisant s’échangeant le rôleavec l’islamisant. Ainsi, ce lecteur littéraire n’arrive pas à faire ladifférence entre le fantastique et le mensonger qui relève d’universromanesques et la froideur et la rigidité qui est l’âme du texte religieux.Même si ces derniers temps, quelque chose a changé vers le positif, le cheminest encore très long, mes chers amis !

(Le lien : http://www.liberte-algerie.com/culture/la-litterature-a-l-ombre-d-un-islam-a-haute-tension-souffles-199484)


                              

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