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Vu dans la presse

Samedi 24 octobre 2009
 

Le psychiatre Boudarène Mahmoud, docteur en sciences médicales, s’est interrogé lors d’une communication faite lors de la célébration de la Journée mondiale du diabète à Tizi Ouzou, quant à la coexistence simultanée des pathologies mentale et physique chez le même patient.


 
 

Par A.B. (04/12/2005)

 

Existe-t-il une relation entre le diabète et les troubles psychiques ? Si oui, est-ce le fait du hasard ou d’une proximité naturelle ? A ce sujet, le psychiatre dit « avoir observé entre les deux pathologies des similitudes selon certains aspects : l’hérédité, le chronicité et la précocité (en ce qui concerne le diabète insulinodépendant) ». En outre, le praticien note que les deux affections surviennent à la faveur d’événements graves et se caractérisent par « un choix symptomatique (diabète ou troubles psychiques). Parfois, il se produit un balancement symptomatique ». Ainsi, face à un événement stressant, « le sujet réagit par une réponse émotionnelle avec un choix symptomatique manifestant un balancement ». Le médecin conclut par « l’existence d’un rapport dialectique entre le diabète et les troubles psychiques ». L’attitude d’une personne face à la maladie s’articule autour de quelques points, rappelle le psychiatre : « Le déni ou la négation de l’affection, la révolte (ou l’ébranlement) puis vient l’acceptation de la maladie, renoncement au suivi, voire à la vie, modification de la personnalité, dépression et anxiété ». Au sujet de l’impact des affects sur le diabète, le docteur Boudarène souligne « le rôle du stress dans le déclenchement et l’évolution du diabète, sans omettre le poids des prédispositions et de l’organisation de la personnalité ». Le médecin psychiatre précise que cela s’accompagne d’angoisse, d’anxiété, d’instabilité, de trouble du caractère et de l’humour, etc., avant d’avertir que le diabète est un instrument de manipulation entre les mains du malade et dont serait victime son entourage immédiat. Aussi, relève-t-il, « des conduites suicidaires chez certains patients découlant d’états dépressifs graves, distanciation et indifférence et absence de conscience ». Quel impact ont les psychotropes sur le diabétique ? A cette question, le docteur Boudarène répond que concernant les neuroleptiques sédatifs, ces derniers peuvent modifier, quelquefois, le métabolisme du sucre. Il reconnaît, néanmoins, qu’un lien étroit existe entre ces deux facteurs. Selon ce psychiatre, « il n’y a aucun risque à annoncer le diabète à un psychotique, celui-ci étant sans réaction aux stimuli externes ». Mais, concernant les sujets souffrant d’autres troubles psychiques, « l’annonce du diabète peut susciter de l’anxiété, ce qui suppose beaucoup de précautions ». Abordant son expérience pratique, il annonce que « des diabétiques font le lien entre la survenue de leur maladie et un événement important dans la vie sociale, affective ou professionnelle ». Aussi, existe-t-il des neuroleptiques et antidépresseurs qui favorisent la prise de poids chez le malade et cela risque de faire survenir le diabète ou sa complication, mais avec les progrès en pharmacologie, l’inverse est désormais possible, précise le psychiatre.



 

Par Haddar Yazid
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Samedi 24 octobre 2009
 

Par R. Oussada (23/03/2006)

Les Deuxièmes journées nationales de psychiatrie, organisées par l’Association algérienne des psychiatres d’exercice privé (AAPEP), le week-end dernier à l’université de Béjaïa, ont tenté de poser la problématique de la pratique de cette branche de la médecine dans notre pays.



Dans les thèmes développés, il est cerné les intrants aux troubles dépressifs et les aspects liés à la souffrance et à l’expression de la douleur morale. On s’est de même employé à penser un programme d’action contre la dépression. Des praticiens étrangers présents ont apporté des éclairages mis à jour par des enquêtes menées en Europe, ce qui malheureusement n’est pas courant chez nous, diront des séminaristes. Ainsi, apprend-on chez le Professeur Thérèse Lemperière, une prévalence en France des troubles d’humeur, d’un état dépressif majeur, d’une dysthymie et des troubles anxieux sont deux fois plus grands chez la femme que l’homme et encore plus élevés chez les jeunes de 18-24 ans que chez les sujets dépassant les 65 ans. Ces taux, révèle l’enquête, sont également plus élevés en France qu’ailleurs en Europe. Le pronostic, qui pour de nombreux sujets mélancoliques est la mort, sera bouleversé, explique-t-elle, par l’arrivée des neuroleptiques et des antidépresseurs. Le patient paraît après médication sortir du gouffre et laisse tomber l’idée de mort. Pour le professeur Lacaze (France), intervenant lui sur le déni, une qualité thérapeutique pérenne oblige une réintroduction d’une relation transférentielle avec le malade, un climat de confiance entre soignant et soigné. Le docteur Herbane, praticien exerçant à Djelfa, déterminera les aspects liés à la douleur morale, causes, facteurs aggravants, formes d’extériorisation, prise en charge et confortement. Dans l’expression physique de la douleur, la tendance en Afrique du Nord est à l’agressivité portée plus sur autrui que sur soi-même et une infime tendance à masquer son « mal ». Les causes les plus décelées sont les événements traumatisants, les abandons et les séparations. Les dévalorisations et échecs dans la vie sont, en l’absence de liens sociaux forts, accentués par les liens difficiles entre générations et sexes. La douleur est bien souvent accompagnée de déchéance physique. L’attention de l’entourage, l’écoute et le soutien doivent être conjugués dans la prise en charge du patient, l’hypno-thérapie, la relaxation et la chimiothérapie sédative. Le docteur Bouchène, psychiatre à Laghouat, tentera dans une ultime communication de mettre les amarres entre la dépression comme donnée sociale et le praticien exerçant en cabinet privé. Mais la réalité vécue dans notre pays place ce dernier comme le « dernier maillon de la chaîne ». Il estime à 50 % les options pour le taleb ou la chouafa. Le reste sera traité par le généraliste. Les a priori de la société trouvant encore explication dans l’interprétation péjorative de la consultation d’un psychiatre seront « aidés » par un réseau de couverture publique des plus dérisoires : « Deux structures sanitaires spécialisées sur un tronçon allant de Médéa à Tamanrasset et 30 praticiens seulement ». En substance, le psychiatre exerçant à titre privé se retrouve seul face au patient, avec tout le risque de remise en cause et de l’obligation de résultat imminent. La journée devait se terminer avec la synthèse des travaux de trois ateliers : le stress et la dépression (définition et expériences), les stratégies thérapeutiques (traitements, coûts, thérapeutiques autres que les traitements habituels, spécificité à l’enfant), dépression et culture (silence autour du suicide, toxicomanie...).


Par Haddar Yazid
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Samedi 24 octobre 2009
 

Par Abdelkader L., Mohamed Benzerga (22/10/2009)


Ils sont onze orthophonistes à exercer dans le secteur de la santé au niveau de la wilaya de Blida pour une population dépassant le million d’habitants.



Un chiffre en deçà de la forte demande de ces spécialistes dans la prévention et la rééducation des différentes formes des troubles du langage ainsi que les troubles spécifiques d’apprentissage, tels que la dyslexie, la dyscalculie, la dysgraphie et la dysorthographie. Le bégaiement, dont la journée mondiale est célébrée le 22 octobre de chaque année, est surtout l’occasion pour les non-bégayants de prendre conscience des difficultés relationnelles qu’entraîne ce handicap. Moqueries des camarades de classe et des copains du quartier, pression des parents ne comprenant pas ce phénomène, repli sur soi sont autant de phénomènes préjudiciables pour la vie des enfants surtout atteints de ce trouble. Selon des estimations, 1% de la population mondiale bégaierait, soit environ 60 millions de personnes, alors qu’un enfant sur quatre souffre de ce trouble que l’on rencontre souvent chez les garçons que les filles. Toutefois, et même si les spécialistes n’ont pas encore déterminé les causes de ce trouble du langage, il est possible de le contrôler ou de le guérir par des traitements orthophoniques et psychologiques. Malheureusement, une bonne prise en charge de cette pathologie chez nous se fait encore désirée. « Le bégaiement dit physiologique apparaît à l’âge de trois ans avec l’apparition du langage. En essayant d’imiter le langage des adultes, l’enfant va commencer à avaler des mots et à saccader son parler », explique Mme Naït Kaci Fouzia, orthophoniste.

Il existe aussi une autre forme de bégaiement dit génétique. Celui-ci peut apparaître, comme le souligne notre interlocutrice, suiteà un choc émotionnel. Le bégaiement par imitation peut lui aussi s’installer chez l’enfant pour devenir par la suite un véritable trouble. Les psychologues orthophonistes de la wilaya de Blida, tous concentrés au niveau du CHU Frantz Fanon et de Ben Boulaïd, font face à une demande toujours croissante qui demande des conditions de travail adéquates et un matériel psychométrique spécifique. Les orthophonistes de l’unité hospitalière Ben Boulaïd prennent en charge les enfants dans des conditions déplorables qui ne permettent en aucun cas un bon suivi. A cela s’ajoute « le manque de motivation des enseignants qui ne collaborent pas avec nous pour mieux aider l’enfant dans la rééducation du trouble », déplore Melle Hernoufi Hadjer, orthophoniste au niveau de l’unité en question. S’il existe des orthophonistes au niveau du chef-lieu de la wilaya, il n’en est rien au niveau des daïras et communes. Aucun spécialiste n’exerce à Mouzaïa, ni à Oued El Alleug, ni à El Affroun, pour ne citer que ces villes dont le nombre de la population ne cesse de s’accroître. Pourtant, leur apport, surtout en milieu scolaire, est plus qu’une nécessité, un droit. « L’échec scolaire est souvent lié au bégaiement », affirme Melle Hernoufi. Si la règlementation en matière de couverture sanitaire scolaire exige la présence d’un orthophoniste dans l’équipe médicale de l’UDS (Unité de dépistage scolaire), la réalité sur le terrain est toute autre et elle pénalise l’enfant scolarisé, puisque le bégaiement va constituer pour lui un véritable handicap, faute d’une prise en charge. L’université de Blida forme, à elle seule, une centaine d’orthophonistes par an, mais la grande majorité d’entre eux ne sont pas recrutés, faute de postes budgétaires et ce, en dépit de leur « grande » utilité dans la société. Une enseignante, ayant à son actif une trentaine d’années d’expérience professionnelle à Blida, atteste que, durant toute sa carrière, le psychologue n’est passé qu’une seule fois dans son établissement ! « La seule solution pour moi est de faire apprendre à mes élèves atteints de troubles du langage le chant, afin qu’ils puissent se libérer de leur complexe, en attendant des jours meilleurs », nous informera- t-elle d’un air impuissant. .



Par Haddar Yazid
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Dimanche 4 janvier 2009

Par  sonia lyes (TSA) , le  03/01/2009  

Depuis le début de l'agression israélienne contre Gaza, un seul choix est disponible en page d'accueil version française de « Google News » : les médias français et européens. A la une du site d'information en temps réel du célèbre moteur de recherche, seuls des articles des principaux médias francophones européens sont visibles, avec la même tonalité et un traitement quasi-identique de l'information sur ce sujet.

Samedi 3 janvier, une semaine après le début du « conflit », les choses n'ont pas évolué. En cliquant sur « lire les autres articles », aucune trace d'un média non européen à l'exception d'un mystérieux «Israël Valley » dont il est inutile de préciser la position sur le dossier. Il faut parcourir au moins cinq pages pour tomber sur des dépêches de l'agence chinoise XINHUA qui reprennent souvent les appels de l'ONU à l'arrêt des tirs de roquettes du Hamas (sic).

La presse francophone algérienne et des autres pays arabes (Maroc, Liban, etc) est régulièrement reprise sur « Google news », quel que soit le sujet traité. Au départ, à Tout sur l'Algérie, nous avions pensé que cette absence de la presse francophone des pays arabes de « Google News » était due au fait qu'on utilisait l'orthographe Ghaza au lieu de Gaza. Mais même en adaptant l'orthographe, le résultat reste le même. Il s'agit donc bien de censure.

Cette exclusion ne concerne pas seulement la presse algérienne. Les  journaux francophones libanais ou marocains ne sont pas, non plus, visibles sur le célèbre site. Ces médias sont-ils exclus pour impartialité supposée dans le traitement de l'information  ou pour non conformité de leurs positions avec celle du site? Au-delà du fait que la presse européenne n'a pas fait preuve d'une grande neutralité dans ce dossier, « Google News reprend » depuis une semaine des informations émanant de sites communautaires  israéliens dont la position sur le conflit est plus que discutable.

Comment croire, dès lors, à la sincérité du discours maintes fois répété sur les droits de l'Homme et la liberté de la presse? C'est à croire que ce sont là des notions dont la perception est fortement sélective chez ceux-là mêmes qui prétendent en être les promoteurs. 

Par Haddar Yazid
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Mercredi 19 novembre 2008

les jeux de pouvoir deviennent limpide (plus au moins!).

Le coup de force constitutionnel vient de consacrer un brutal retour à l’ère de la glaciation. Avec un président omnipotent et omniprésent, il est opportun de (re)poser la lancinante question de savoir s’il y a encore dans ce pays d’autres centres décisionnels qui pouvaient brandir le veto contre la tentation hégémonique, désormais inscrite dans les textes, de Bouteflika. Il serait naïf de croire que le futur candidat président a décidé seul.

L’homme qui ne voulait pas être un « trois quarts » de président en 2000 a simplement fini par prendre du galon depuis. Il a pu et su dégrader la hiérarchie militaire de son poids dans la vie politique nationale pour asseoir sa domination. A quel prix ? Cela mérite plus qu’une analyse face aux insondables rabibochages du régime. On retiendra néanmoins que l’adversaire le plus farouche du deuxième mandat en 2004, l’ex-chef d’état-major des armées, Mohamed Lamari, était venu présenter ses vœux à Bouteflika à l’occasion du 1er novembre. On retiendra, également, que l’autre homme fort de la grande muette, Larbi Belkheir, connu pour être le faiseur des rois en Algérie, est souffrant. Qui pouvait donc se mettre au travers de Bouteflika pour lui intimer l’ordre de ne pas toucher aux fondamentaux de notre démocratie de façade ? Le Président a mis certes beaucoup de temps pour passer à l’acte, mais il a fini par avoir le dernier mot avec, sans doute, les compliments des chefs militaires. Même l’hypothétique poste de vice-président qu’on présentait comme un joker et un contre-poids des militaires aux visées autocratiques de Bouteflika a volé en éclats. C’était juste pour amuser la galerie et entretenir un semblant de débat politique dans les journaux, histoire de crédibiliser autant que faire se peut cette révision de la constitution.

Zeroual en avance…

Il y a donc deux lectures à faire. Ou bien les chefs militaires sont arrivés à la conclusion que Bouteflika est le seul à même de garantir le maintien du statu quo qui les arrange également. Ou alors, hypothèse moins plausible, ils ont dû batailler dur avant de se rendre. Mais dans les deux cas, l’Algérie qui avance se retrouve orpheline d’un guide du fait qu’elle s’est fourvoyée, à croire – des décennies durant – que son salut allait de pair avec la logique de la caserne. Les amendements que vient de décréter Bouteflika et la présidence à vie ou à mort – c’est selon – qui en découle constituent quelque part une formidable mise à nu du régime dans sa façade civile et son arrière-plan militaire. C’est ce mariage de raison qui va donner naissance à un système politique hybride incatalogable ni dans un régime présidentiel ni dans celui parlementaire. Ironie de l’histoire et du sort, l’avancée démocratique de l’Algérie via la limitation des mandats présidentiels fut décidée par un général en 1996 et la reculade despotique est l’œuvre d’un civil en 2008. Autant le président Zeroual a eu le courage politique et la dignité de tirer sa révérence avant même la fin de son mandat, autant Bouteflika ordonne avec arrogance de remettre en cause cet acquis. Le comble est que cette entreprise liberticide attentatoire à la règle de l’alternance est emballée sous forme d’une conquête politique et populaire ! Le peuple algérien si éprouvé par toutes les mascarades politiques et militaires ne mériterait-il pas autre chose que de se faire arnaquer de façon aussi inintelligente ? Cela étant dit, est aussi pitoyable la posture de tâcheron d’Ahmed Ouyahia qui, en 1996, applaudissait à tout rompre, l’avancée démocratique de l’Algérie qui n’avait « rien à envier aux grandes démocraties », grâce à la courageuse décision de Zeroual de limiter les mandats. Et, aujourd’hui, le même Ouyahia applaudit de la même manière la (re)fermeture de la parenthèse démocratique… Encore une fois, c’est un général, Rachid Benyelles, qui dénonce courageusement un scandale politique aussi particulier. C’est peut-être un signe qui ne trompe pas que l’armée est politiquement K.O. dès lors que les intérêts bien compris de ses officiers et ceux du Président sont plutôt OK. Quant à la démocratie « populaire », elle peut toujours attendre une prochaine mystification.

Par Hassan Moali

Par Haddar Yazid
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