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La Psychologie en Algérie

La Psychologie en Algérie

Une lecture de l'actualité algérienne mais autrement...Yazid HADDAR


Psychothérapeute en Algérie : entre le statut et le savoir faire !

Publié par Haddar Yazid sur 26 Juillet 2013, 17:34pm

Souvent je suis sollicité sur le net, pour orienter des gens vers des psychothérapeutes en Algérie, cependant, je ne trouve guère leur trace sur le net, en l’occurrence les thérapeutes et à quelle école ils appartiennent. Je suis amené souvent à répondre par la négation. Effectivement, aborder la question de la psychothérapie en Algérie et les lieux de formation restent un sujet très vaste et passionnant, car c’est un domaine qui reste vierge et qui demande beaucoup d’efforts à fournir. Ma réflexion tourne autour de trois axes : le statut, les types de thérapies et enfin les pratiques thérapeutiques. Dans plusieurs pays le statut de psychothérapeute est réglementé. Cette mesure est justifiée pour protéger cette fonction et ses clients contre l’emprise des sectes et des pratiques charlatanesques douteuses. Ainsi, le titre est généralement réservé aux médecins, psychiatres et psychologues. Cependant, les conditions de formation proposées aux psychologues, en Algérie, laissent à désirer. Le statut du psychologue reste à ce jour ambigu ! Ni le contenu de la formation ni la durée de la qualification ne sont respectés afin de former des professionnels capables de répondre aux besoins et problématiques présentés par leur clients. Et ceci pour plusieurs raisons ; en premier lieu, le niveau de l’université se trouve au dernier classement des universités africaines[1]. Le contenu proposé reste très obsolète dans certains modules, quelques étudiants me sollicitent parfois, et je suis étonné de voir que les concepts de base de la psychologie ne sont pas acquis. Je me souviens d’un psychologue qui m’a sollicité pour l’orienter vers des tests de mémoire, lorsque je voulais savoir quel type de mémoire il voulait évaluer, je me suis aperçu qu’il y avait une grande confusion entre les différents types de mémoire et leur fonctionnement, cette lacune, n’est pas à son niveau, mais elle serait plus au niveau de la formation universitaire proposée. De plus, lorsque l’encadrement est confié à certaines personnes, qui ont des failles dans leur formation, réduit les diplômes universitaires à une formalité administrative. Le cas d’une soutenance de magistère de psychologie sur la maladie de parkinson, parmi les membres de juré se trouvait un docteur en psychologie, qui affirmait que les malades de parkinson n’ont pas de problème de mémoire de travail, et pourtant plusieurs systèmes de mémoires sont altérés dans la maladie de Parkinson, y compris la mémoire de travail ! L’interrogation qui s’impose comment une telle personne avec ce diplôme universitaire pourrait-il commettre une erreur flagrante comme celle-ci et qu’il est toujours en poste ? Comment peut-on encadrer des futures psychologues ou chercheurs de psychologie, quand on n’est pas assez formé ? La problématique de la formation des formateurs ! Quant à la question du contenu et les courants de psychologie proposés, la pédagogie d’enseignement, la langue enseignée, la question de la documentation, les modalités de stage, restent des sujets quasi-absents dans la préoccupation des réformes (lorsqu’elles existent) des instituts de psychologie. Autrement dit, ce sont l’ensemble des interrogations, qui n’ont pas été réellement abordées à ce jour ! Car d’une part, la discipline de la psychologie n’occupe pas un espace publique important, de ce fait les autorités politiques ne la reconnaissent pas à sa juste valeur, au contraire, il pourrait y avoir une méconnaissance et des préjugés sur le métier de psychologue ! D’autre part, les psychologues eux-mêmes ne sont pas en capacité de s’unir pour former une entité et un lobbying au niveau politique. Cette désolidarisation tourne souvent au règlement de comptes personnels entre les différents services d’un même institut ou de la même université. Parfois, ces règlements de comptes personnels pénalisent les étudiants et le fonctionnement des instituts de psychologie. Et les exemples ne manquent pas ! Ces dysfonctionnements retardent l’évolution du métier de psychologue en Algérie. On félicite la création du syndicat des psychologues algériens qui défend le métier, cependant, cette organisation souffre du manque d’adhésion des concernés ; de plus, il est isolé par les pouvoirs publics. L’idéal que les professionnels prennent conscience de l’urgence de s’unir pour préserver le métier de psychologue des pratiques douteuses et surtout de s’imposer comme une discipline scientifique.

A suivre

Yazid HADDAR

[1] Mon journal du 15/07/2013.

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snoring cures 20/01/2014 12:03

There are a lot of activities which need to be planned in order to get clear idea about the topic psychotherapists and Algeria. An awareness camp needs to be conducted to make people aware of the situation. Anyways, thanks for this article.

Abtouche 19/08/2013 16:51

SVP je cherche le contact d'un psychothérapeute
Merci de m'aider

jmns.56 25/12/2013 12:45

Moi de meme, d'apres ce que je viens de lire dans le texte ci-dessus ca n'existe pas en Algerie et si cela existait ils ne sont pas de niveau proffessinel adequoit.

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